La ville dicte tous nos trajets.
L’urbanisme influence directement notre mobilité. Certaines villes sont conçues pour favoriser la voiture, d’autres sont plus enclins à la marche ou encore aux transports en commun. Cette organisation impacte nos choix de déplacement et donc in fine notre mode de vie.
Les grandes avenues, les zones commerciales en périphérie ou encore les quartiers pavillonnaires loin des cœurs urbain rendent la voiture indispensable. Les meilleurs exemples sont les villes américaines, dans certains cas marcher d’un point A à un point B relève du défi tant les infrastructures piétonnes ou les transports en commun sont absentes du paysage.
À l’inverse, certaines villes sont pensées pour la marche et les transports en commun. Cela est favorisé par des politiques en faveur des transports alternatifs à la voiture, quand les commerces sont accessibles à pied, quand les transports en commun sont performants et quand la voirie est aménagée pour les piétons et les vélos, nos différents déplacements changent radicalement. Toutes ces initiatives peuvent rendre la ville plus agréable à vivre.
L’urbanisme au service du bien-être et d’un cadre de vie.
L’environnement que nous fréquentons et dans lequel nous évoluons influence nôtre bien-être au quotidien. Un quartier spécifique peut-être source de stress alors qu’un autre peut favoriser la détente et l’épanouissement.
Des études montrent qu’un accès facile à des parcs et à la nature en ville améliore la santé des habitants qu’elle soit mentale ou physique1. Donc un urbanisme bien pensé intègre directement ces espaces pour compenser le stress lié à la ville. Les grandes artères encombrées, les immeubles mal isolés ou encore l’absence de végétation réduise la qualité de vie, à l’inverse, des villes bien aménagées augmentent la qualité de vie avec des zones piétonnes, des transports propres (vélos…) et une meilleure gestion des flux routiers.
L’urbanisme créateur de liens…ou pas.
Sans le savoir, l’urbanisme influence aussi nos interactions sociales. Selon la manière dont une ville est conçue, elle peut encourager les rencontres…ou isoler les individus. Des places de marchés, des rues piétonnes animées, des bancs dans les espaces publics sont autant d’éléments qui favorisent les rencontrent et renforcent le tissu social. Une ville qui offre des lieux de vie variés permet aux habitants de se croiser et d’interagir spontanément. À l’inverse, les grandes zones résidentielles sans commerces ni espaces publics peuvent générer un sentiment d’isolement. Certaines villes ont multiplié les “quartiers-dortoirs” où l’on ne fait que passer la nuit, sans réel lien avec ses voisins ou son environnement. Un bon urbanisme ne se limite donc pas seulement à des routes et des bâtiments.
Un urbanisme bien pensé, une vie transformée
L’urbanisme ne se résume pas à des plans et des réglementations, il façonne notre quotidien. Nos trajets, notre bien-être, nos interactions sont directement influencés par la manière dont nos villes sont conçues. Des choix intelligents peuvent rendre la vie urbaine plus agréable, tandis que des erreurs d’aménagement peuvent la compliquer. Reste à savoir si, à l’avenir, nos villes seront pensées pour améliorer notre qualité de vie… ou simplement pour répondre aux impératifs économiques. Et vous, votre ville vous facilite-t-elle la vie ou la complique-t-elle ?
🌍 Les Urbaniens – Hamza Zerrouki
- Maas, J., Verheij, R. A., Groenewegen, P. P., de Vries, S., & Spreeuwenberg, P. (2006). Green space, urbanity, and health: how strong is the relation?. Journal of epidemiology and community health, 60(7), 587–592. https://doi.org/10.1136/jech.2005.043125 ↩︎
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